Les villas et chalets à Fécamp

 

            Abordons le sujet, avec d’abord, quelques notions :

Villas : maisons de plaisance situées dans un lieu de villégiature, en bord de mer ou en ville de cure, à usage de résidence de vacances ou secondaire.

Chalets : villas de plus petites dimensions faites souvent en bois et proches de la plage (ou bien en montagne).

Styles : très variés, des reprises de styles plus anciens ou des adaptations : éclectique, anglo-normand, balnéaire, régionaliste et aussi art nouveau.

Matériaux : très variés : souvent une base en moellon ou en pierre de taille, des murs en briques et silex, ou briques seules soit de sable (jaune) soit d’argile (rouge), faux colombages, essentages en bois ; tout l’intérêt est dans l’alliage des uns et des autres et puis dans l’harmonie d’ensemble en dimension, forme et couleur.

Décorations :les toitures (en pavillon, en débord, en queue de geai…), les façades (avec des balcons, auvents, escaliers extérieurs, médaillons), les décors de briques (la pose en panneaux, le calepinage, les denticules -pose en saillie pour imiter l’entablement grec- les dents d’engrenage -pose en diagonale- etc…), et puis les lambrequins (ornement découpé et ajouré à l’identique, fait souvent en planches de bois juxtaposées côte à côte fixées en bordure, en rive de toit ou à la partie supérieure d'une lucarne, d’une fenêtre).

Jardins : souvent asymétrique – à l’anglaise – pour tenir compte de la forme et la configuration du terrain ; mise en valeur d’une vue, d’un recoin ou d’un vis-à-vis, nombreux accessoires en maçonneries (murets, escaliers, bacs) ou en menuiseries (balustrades, pergolas, palissades).

Dénominations : les villas reçoivent toutes un nom ou un prénom, dit de fantaisie, souvent des noms accueillants, parfois nostalgiques, attachants ou amusants, indiquant des appartenances, des origines, ou bien des références historiques ou locales, parfois des invocations ou demandes de protection en faveur de saints patrons …

Le Front de Mer

Appelé boulevard des bains puis boulevard des Belges puis boulevard Albert 1er.

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Villa Les Cirrus, au numéro xx, l’une des plus anciennes villas du front de mer, propriété Friboulet (David), Le Minor puis copropriété Les Haubans

 

Villa Le Norois au numéro 41, à l’angle de la rue Herbeuse ; au Docteur Marcel Maupas, puis Henri Burel (acte de Me Lemonnier du 18 mai 1933), puis Espérandieu (acte de Me Duboys Fresney du 6 avril 1967) et enfin depuis 2005 à M. Bétemps

 

Villas La Normande, les Embruns, le Drakkar, propriétés respectivement de Jean Blanchard, Louis Eudier et André Maréchal.

 

Villa les Flots, propriété du comte de Brigode

 

Villa Bon Accueil, située à l’angle de la rue des bains et de la rue du casino ; propriété de Emile Wagner, brasseur de bières à Croisset les Rouen ; locataire M. Alexandre Bax, vice consul britannique à Fécamp ; vendu par adjudication du 7 avril 1904 à René Henri Thomas Acher, armateur.

 

La Société des Eaux de Fécamp

Le front de mer ne comprenait depuis 1832 qu’un petit établissement de bains de mer créé à l’initiative de M. A Fréret, avec une seule salle de danse et une galerie couverte pour les baigneurs.  

Ce local est racheté en 1857 par la Société des Eaux de Fécamp qui le remplace par une construction plus importante avec salles de jeux, de fêtes et de bals ; l’inauguration a lieu le 20 juin 1858, malheureusement anéanti par un incendie du 30 août suivant ; la Société des Eaux de Fécamp avec l’aide de Suma Sabatier, architecte-ingénieur à Cette reconstruit dès 1859 et puis en 1865 un vrai complexe balnéaire avec casino établissement de bains et hôtels ; les hôtels sont identiques avec des galeries extérieures pour desservir les chambres …

            Les Hôtels

Hôtel de la mer

Hôtel des bains, appelé « Grand Hôtel des Bains et de Londres » à Mrs Louapt et Bourgeois

 

Hôtel du casino, ancienne villa d’Hortense Schneider ( ?), propriété de M. Renout, l’hôtel est géré par Ernest Desprez

 

            Et puis en retrait l’hôtel d’Angleterre et l’hôtel de la plage

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Les chalets en bois découpé de l’entreprise Fréret

Victor Fréret est à la tête d’un important établissement de scierie et de menuiserie mécanique situé à Fécamp quai Bérigny ; il a inventé une série de machines à travailler le bois pour des travaux de menuiserie les plus complexes, devenant ainsi spécialiste dans la confection des lambrequins ; l’organisation est telle qu’elle permet des travaux rapides, ainsi que de grandes commandes comme la confection complète de chalets en bois avec charpente, menuiseries, huisseries et ornementations ; un chalet dans son ensemble peut être fabriqué dans les ateliers en 22 jours.

Il y eut alors des commandes importantes de chalets pour les travaux du canal de Suez, celles de kiosques pour la ville de Paris, et puis de nombreuses commandes individuelles dans la région, à commencer par M Fréret qui avait son propre chalet quai de la Vicomté (vendu en 1899 à la Chambre de Commerce de Fécamp pour que soient installés ici l’école d’hydrographie, l’école des pêches maritimes ainsi le musée industriel).

Suivant un marché passé le 17 février 1859, l’entreprise fabriqua et livra à la compagnie du canal de Suez :

-          9 maisons mobiles longues de 24 m larges de 10 m et hautes de 4 m destinées au logement des ouvriers indigènes moyennant le prix de 6 000 francs

-          4 pavillons de 5 m sur 5 m à 1 200 francs chaque pour le logement des ouvriers européens

-          4 chalets de 10 000 francs pour le logement d’employés

En 1860 : nouvelle commande de 7 chalets en bois identiques aux 4 déjà livrés.

Les constructions sont livrées démontées,  depuis le port de Fécamp vers celui d’Alexandrie ; la plupart sont installées à Port Said, à Timsah et à Ismailia, dont le chalet encore existant du président de la Compagnie, Ferdinand de Lesseps.

L’entreprise du 13 quai Bérigny passera ensuite entre les mains de Adrien Fréret, Pierre Jouette Delisle, Julien Jouette et Jules Piot.

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                                               Plan du chalet quai de la vicomté à Fécamp

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                        Chalet du président de Lesseps à Ismailia

                        Bureau des ingénieurs à Port Saïd en 1859

Les villas Bénédictine

L’architecte Camille Albert (1852-1942) a marqué de son empreinte Fécamp et sa région ; tout d’abord comme architecte de la société Bénédictine et de la famille Le Grand, et puis comme architecte de la Ville de Fécamp ; son œuvre est remarquable, c’est-à-dire caractéristique d’un style et d’une époque, mais aussi très importante dans les dessins et projets et dans les nombreuses réalisations, tant dans le privé (villas) que dans le public (écoles)

La villa Bénédictine (1888-1893) au 136 rue Alexandre Le Grand à M puis Mme Michel Le Grand

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La villa Vincelli la Grandière(1888-1907) au 111 rue Alexandre Le Grand, à M Fernand Le Grand puis Bruno Le Grand cédée à la société Bénédictine

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            Villa Bon Accueil (1888-1900) au 109 rue Alexandre Le Grand

A l’extérieur : Gruville sur Contremoulins (1886-1926) : à M Alexandre L G puis Louis L G puis François Le Grand  par la suite à M. Gilles.

 

Les villas de la côte de la Vierge

La villa « Les Peupliers » : donnant sur l’avenue des peupliers ; construite par le négociant  Charles Duglé (dont le fils Robert Duglé sera maire de Fécamp de 1900 à 1919), sur des terrains acquis en trois fois de la famille Godard et de la Sci Godard-Bénard (acte de Me Ancel du 21 avril 1883, actes de Me Ronceray des 8 août 1898 et 27 février 1903), puis vendue à M et Mme Pierre d’Alençon (adjudication de Me Lemonnier du 2 décembre 1935 suite à une liquidation judiciaire), à M et Mme Jacquet-Lagrèze (acte de Me Duboys Fresney du 29 octobre 1946) à M et Mme Philippe Lemesle (acte de Me Duboys Fresney du 22 avril 1961) ; à M et Mme JeanJuéry inspecteur départemental de l’Education Nationale (acte de Me Duboys Fresney du 14 septembre 1965) ; revendue à M et Mme Joël Rochard, inspecteur général des finances (acte de Me Renault du 31 octobre 1989)

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Les Caronnades à M et Mme Yves Le Roy construite par l’architecte Cordonnier en 1961-62.

Le chalet du gardien des terrains de la côte : en septembre 1882, François Godard, entrepreneur au Havre et Henri Bénard architecte font l’acquisition auprès de Louis de Beaurepaire de nombreux terrains de la côte de la Vierge à usage de pâtures ; ils créent entre eux deux une société et dès 1883 font édifier plusieurs chalets dont l’un servira au gardien des lieux. (voir l’article de Thomas et Pascale Levacher dans le numéro 4 année 1997 des Annales du patrimoine de Fécamp)

Les autres villas :

La villa Elisabeth petite route de Saint-Léonard à M Mme Dillies, Imbert puis Dupré.

La villa Bel Air : située petite rue de Saint-Léonard appartenant à Victor Galissard

 

La villa Emilie ; au 2bis rue ThéagèneBoufart, construite en 1907 par l’architecte Olivier Le Bègue, constructeur A Lemeunier et fils, style Art Nouveau, en grès maison Gentil et Bourdet ; propriété de l’EDF pendant de nombreuses années puis à M et Mme Michel Jourdren

La villa Maurice : localisation ??

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            La villa Normandia au 28-30 rue Eugène Marchand (ex-rue du moulin puis rue du carreau) , appartenant à Sautreuil puis Constantin puis le général Robert et société Soetenaey-Daudruy.

            Villa Les Rafales Boulevard des Belges

La villa du 82 rue de la Plage, anciennement « Les Hortensias » : propriétaires successifs : Paraf-Javal, Auguste Guillemain, Mme Lefebvre-Guillemain, puis ses 48 héritiers, Dechamps, Duboys Fresney, Chauveau, Picard…

 

Villa le Tourbillon : située 101 ou 103 rue Georges Cuvier

 

Le chalet des lilas, ancienne résidence de Nesmond

Avant de faire construire en 1885 le château de Renéville, M et Mme de Nesmond résidaient à Fécamp dans un grand chalet construit par eux donnant au 147 rue d’Etretat aujourd’hui 186 rue du Président René Coty ; par la suite, le pavillon est loué à Charles Le Goussat de Saint-Edme publiciste à Paris lequel cède son bail à Alfred de Saint-Edme, son père, ancien employé des Postes et artiste-peintre ; au décès de ce dernier survenu le 13 mai 1903, l’immeuble est vendu par acte de Me Ronceray du 18 juillet 1903 à Achille Lévêque directeur d’école demeurant à Fécamp rue Gustave Lambert ; il avait été proposé à la vente mais sans succès par adjudication du 7 juillet 1903 (par la suite à Tocque ou Grammare) …

Concernant Alfred de Saint-Edme, notons ici qu’un inventaire a été dressé après son décès à son domicile par Me Ronceray le 3 juin 1903 constatant la présence d’environ 250 aquarelles, dessins et peintures se trouvant dans les diverses pièces de la maison, prisés pour le tout à 50 francs ; dans son testament fait à Fécamp le 20 octobre 1901, le peintre priait son excellent élève et ami Marcel Talbot, attaché à la recette des Postes de Fécamp de conserver et maintenir ses collections, les croquis et études de voyages dans les cinq parties du monde et de faire des efforts pour les conserver intactes et de ne s’en dessaisir que pour le musée d’une ville, ainsi que les notes qui les accompagnent et en complètent l’intérêt.   

 

 

 

Les villas de la côte de Renéville ou le lotissement de Nesmond

Le café de la Tour

La villa Miramar

Appelée aussi « chalet Miramar » ; construite vers 1905 le long du chemin des chalets par l’architecte Mauge ( ?) ; détruite pendant la 2ème guerre mondiale en 1942 ; les propriétaires successifs ont été : à l’origine Melle Marie Marthe Cressent demeurant à Levallois-Perret 39 rue Fromont (vente de Nesmond des 14 septembre 1895 et 17 septembre 1896) ainsi que M. Bertel de Vaufleury demeurant à Louverné (53), puis M. Lucien Vivès, industriel demeurant à Paris rue Théodore Banville ; puis Jean Lanmonnier et Marie Pechon son épouse, demeurant à Paris 59 boulevard Saint-Michel suivant jugement de surenchère de 1914 ; puis Emile Perreau et Marguerite Carlin son épouse demeurant à Paris 59 rue de Clignancourt suivant acte reçu par Me Saucier et Bauby, notaires à Paris, du 27 mai 1921 ; puis André Coquais et Blanche Jouen, son épouse, demeurant à Fécamp 65 rue Georges Cuvier suivant jugement d’adjudication du 8 avril 1932 ; puis la société « La Morue Normande et Entrepôts de Fécamp Réunis » suivant acte reçu par Me Duboys Fresney notaire à Fécamp du 30 septembre 1949 ; puis Max Isle de Beauchaine et Marie-José York, son épouse, suivant acte reçu par Me Duboys Fresney, des 13 et 14 octobre 1966 ; enfin M. et Mme Pierre Panchout depuis le 4 février 1973.

Cette villa a servi un moment (1933) de pension de famille, café et restaurant : 1 chambre pour une nuit 30 frs, un diner 15 frs, un potage 1,25 frs, 1 petit déjeuner simple 2 frs, 1 petit déjeuner complet 4 frs plus le service 10%.

 

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Villa Bellevue-Le Coteau

Autrefois dénommée par M. Imbert villa « Bellevue » puis « le Coteau » par M. Roffo et ses successeurs ; dénommée parfois villa « Hortense ».

Le terrain est vendu à l’origine par le comte de Nesmond à M. Benoît Imbert, négociant, domicilié à Paris 131bis avenue Victor Hugo, suivant plusieurs actes de  1883-84-85 et 1897 ; il y fait construire une villa qui fera plus tard l’objet de nombreux remaniements et agrandissements ; la propriété est revendue  à M. et Mme Louis Roffo, 12 rue de la Pompe à Paris suivant acte reçu par Me Moyne notaire à Paris du 4 mai 1923, puis à M. et Mme Jean Pellier-Cuit, suivant acte reçu par Me Nicolai, notaire à Fécamp, le 13 décembre 1929 ; M. Pellier-Cuit, chirurgien-dentiste à Fécamp décède le 21 janvier 1959 ; l’immeuble est vendu à M. Romé suivant acte reçu par Me H. Duboys Fresney, notaire à Fécamp, le 6 mai 1961 ; suite à son décès du 15 avril 1963, l’immeuble est revendu à M. et Mme Pierre Daudruy, suivant acte reçu par Me H. Duboys Fresney le 1er février 1964 ; cédé récemment par la famille Daudruy à la ville de Fécamp.

 

La ville Bellevue par Saint-Edme

 

 

La villa La Falaise

La seule villa située sur le territoire de la commune de Saint-Léonard ; donnant sur le chemin des Falaises.

A l’origine, propriété dénommée « La Tourette » avec le « clos normand » qui en faisait sa dépendance, du marquis d’Aigneaux, vendu à M. Martinet ; par la suite à M. et Mme Raoul Sénécal, revendue à M. et Mme René Hodierne suivant acte reçu par Me Macron notaire à Fécamp le 11 juin 1963 ; après le décès de M. Hodierne survenu à Fécamp le 25 octobre 1976, vendu par son épouse née Gavini à M. et Mme Douillet suivant acte reçu par Me Retout, notaire à Valmont le 1er avril 1977, puis après le décès de Me Douillet par sa fille à M. et Mme Brunet-Leconte (26 avril 2001), plus récemment le 31 mars 2012 à la famille Pirard, originaire de Belgique.

 

Le clos normand

Situé en haut de la route d’Yport ; appartenait à M. et Mme Guequière-Fauchier demeurant à Marcq en Bareuil ; vendu par acte de Me Piat notaire à Lille du 24 avril 1934 à M. et Mme Alfred Doucy demeurant à Lille ; vendu par les consorts Doucy à une indivision Pellier-Cuit suivant acte reçu par Me Macron et Me Duboys Fresney du 26 novembre 1951, par la suite à Mme Buchy née Pellier-cuit

 

La villa Lucine (ou La Lucine)

Appartenait en 1909 à M. Delaporte puis (ou avant) à M. Koenig, à M. de Vaufleury ensuite à M. Gondrexon, par la suite aux enfants de Mme Gondrexon originaire de Belgique, décédée en 1963, avant que le terrain ne soit exproprié en 1965 et 1966 par la ville de Fécamp.

La villa comprenait une quinzaine de pièces, deux terrasses, un jardin d’agrément avec une vue exceptionnelle sur la mer, un garage ; le terrain avait une surface de 3780 m2.

La villa est volontairement détruite pendant la seconde guerre mondiale.

 

La villa Normande

Appelée aussi « chalet normand » ; située au sommet de la côte, au-dessus de la villa Miramar, elle est volontairement détruite pendant la seconde guerre mondiale parce que trop visible et trop repérable de la mer; construite par l’architecte Charles Marette, elle appartenait à M. David Dautresme, domicilié à Rouen 64 rue Jeanne d’Arc, directeur du journal « le petit rouennais » par acte de Me Ancel du 18 septembre 1882, par la suite à Madame Joséphine Raquard, veuve de Alfred Apchie puis à Louis Renouard ; décédé au Puy le 24 avril 1928 ; l’immeuble revient à Pierre Renouard, magistrat, suite à un partage reçu par Me Lebrun, notaire à Toul, le 3 septembre 1928 ; lui-même décédé le 28 avril 1960, le bien passe à Jean Renouard, agent général d’assurances à Troyes, qui le vend à la ville de Fécamp suivant acte reçu par Me Duboys Fresney, le 28 février 1963.

Le terrain faisait une surface de 1592 M2.

 

 

 

Le chalet Le Brun et la villa Alcyon

Situés en haut de la rue de Renéville, n°14 et donnant sur la rue d’Yport ; habités par M. Charles Hippolyte Alphonse Le Brun avoué à Paris, 3 rue du 29 juillet, en 1890 ; le chalet est de style oriental avec des vitraux et des bois découpés ; vendu à Léopold Chénon, comte de Léché, originaire de Bourges, suivant acte de Me Nicolaï du 30 août 1919; revendu à M. et Mme Florentin Pollet suivant acte reçu par Me Le Monnier notaire à Fécamp le 12 février 1930 ; les consorts Pollet revendent la villa à M. et Mme Charles Duchatel suivant acte reçu par Me Macron le 18 mars 1966 ; revendu récemment.

 

Villa Caprice

Située rue d’Yport, numéro 9 ; appartenait à M. Le Breton des Chapelles puis à Melle Brun et vendue à Charles Le Brun suivant acte reçu par Me Ancel le 10 septembre 1881. 

Appartenait par la suite à la Société « La Pêche Française », vendue à la société « Chantiers Maritimes de Paimpol et de Fécamp » par acte de Me Letellier du 20 mai 1939, puis revendue à M. André Pierre Martin.

 

La villa Sourire ?

Ancienne écurie de la villa Caprice appartenant à Charles Le Brun ; revendue à Mme Jeanne Pouplard par adjudication de Me Nicolaî du 23 juin 1913, puis attribuée à sa fille Gisèle Charbonnier ensuite à Françoise Charbonnier, revendue depuis.

 

Le Grand Chalet appelé depuis peu « les Néréides ».

Situé rue d’Yport avec accès par le haut de la rue Onésime Frébourg ; appartenait aux Belhomme de Franqueville ; vendu par acte de Me Macron notaire à Fécamp le 26 février 1965 à M. et Mme Gilbert Queval ; revendu par les consorts Queval, suivant acte reçu par Me Retout, notaire à Valmont, le 17 janvier 1985 à M. et Mme André Valadon ; propriété en 1996 de M. et Mme Daniel Héricher puis en 2006 de M et Mme Hopital;

 

La villa Saint-Jean et le chalet Saint-Pierre

Située 11 sente des Douaniers ; propriété de  M. Pierre Chauchard décédé en 1896 ; vendu par Louis et Paul Chauchard ses enfants suivant acte du 30 août 1897 à M. Alfred de Foville, membre de l’Institut, directeur de l’administration des Monnaies et Médailles à Paris, conseiller maître à la Cour des Comptes et chevalier de la Légion d’Honneur demeurant à Paris 31 rue Bellechasse puis 3 rue du Regard ; M de Foville avait acquis des consorts Donnat un terrain adjacent ; par la suite à Alexandre et André Maréchal puis par acte de Me Le Monnier du 13 novembre 1929 à la société « Chantiers maritimes de Paimpol et Fécamp », enfin à M. et Mme Jean-Marie Huguet ; revendu depuis.

 

La villa Hortensia

Située 26 rue Onésime Frébourg et donnant sur la rue Béranger et sur la sente des douaniers, cadastrée section BO numéro 437 d’une contenance de 795 M2 ; propriété ayant appartenu à l’actrice et cantatrice Hortense Schneider (1833-1920), léguée par elle à l’association Orphelinat des Arts dont le siège était et est toujours à Courbevoie 14 rue de la Montagne ; revendu à M. et Mme René Dubosc suivant acte reçu par Me Chauveau, notaire à Paris du 30 janvier 1951 ; René Dubosc décède à Fécamp le 11 avril 1955 ; les consorts Dubosc revendent la villa suivant acte reçu par Me Macron notaire à Fécamp le 4 mai 1963 à M. et Mme Claude Moré, puis il y eut revente en 1988 à M. et Mme Jean-Marie Winsback.

 

La villa Pimpanella puis le Rayon Vert (à partir de 1960)

Située au 1 sente des douaniers.

Appartenait à M. Vautier dit Fillatre, vendu par acte du 27 octobre 1910 à Madame Louis Gauvenet dit Dijon, née Marie Farmain de Sainte Reine, demeurant à Paris 9 rue Leroux, décédée à Fécamp le 4 juillet 1918 (acte de notoriété reçu par Me Poisson notaire à Paris le 26 août 1918) puis est transmise à sa fille Marie Gauvenet dit Dijon ; après le décès de cette dernière survenu à Paris le 10 août 1949 à René Lecras lequel vendra à Mademoiselle Marguerite Legrand suivant acte reçu par Me Duboys Fresney le 27 décembre 1957 ; sa succession mettra l’immeuble en copropriété en 1984 ?

Ayant été occupée pendant la guerre 39-45 par les soldats allemands, les italiens puis à la libération par les américains, Melle Legrand déjà propriétaire à côté de l’hôtel d’Angleterre, rénova l’immeuble en appartements suivant permis de construire du 9 décembre 1960 et selon les plans de Antoine Georges architecte.

     

La villa Gai Séjour

Située chemin de Nesmond, cadastrée section BO numéro 428 d’une contenance de 833 m2 ; appartenait à M. Burckhart et à M. Brinou puis à M. et Mme Stanislas Bourse ; M. Bourse décédait en 1932 et Mme le 27 juin 1969 ; revendu récemment par les consorts Bourse-Boutin à M. et Mme Loisel.

 

La villa Symbiose

Appartient à M. Thuvien ?

 

La villa Les Mouettes

Située entre la rue Onésime Frébourg n°xx et la sente des Douaniers, juste au dessus de la villa Hortensia ; a appartenu à M. Aubourg.

 

La villa La Hune située rue Onésime Frébourg

Il s’agit de la maison de Firmin Onésime Frébourg (1853-1923), maître baigneur et sauveteur, auteur de 49 sauvetages, chevalier de la Légion d’Honneur, demeurant précédemment 74 rue d’Etretat,qui achète dans tout le haut de la rue de Courmenond (aujourd’hui rue Onésime Frébourg) deux petites parcelles de terrain, l’une de Mme de Nesmond (acte de Me Ronceray du 6 octobre 1902) , l’autre de Mme de Foville (acte de Me Ronceray du 5 septembre 1902) et où il fait construire une petite maison de pêcheurs.

 

La villa Gabrielle

A appartenu Florentine Bigot, marquise de Sampierre (Dampierre)

 

La villa Alexandre

Située chemin des chalets, sur 373 m2

    

Le chalet de la côte

Situé sente des douaniers au-dessus de la villa Saint-Jean ; démoli pendant la dernière guerre ; ayant appartenu à M. Camot ?

 

 

Un autre Chalet entre le chemin des chalets et le chemin des douaniers

 

Le chalet de Mme Alcindor

 

 

 

                                                                             Yves Duboys Fresney

                                                                             Juillet 2013

 

Voir :

- Les villégiatures familiales de la côte d'Albâtre (du Tréport au Havre) par Vivianne Manase dans In Situ la revue des patrimoines 2012.

- Camille Albert, une architecture entre éclectisme, historicisme et régionalisme par Manolita Fréret-Filippi, édition Créaphis.