Les chapelles des marins

 

 

 

 

Les chapelles des marins – les ex-voto marins

en Seine-Maritime

                       

Sources : http://www.ex-voto-marins.net

 

Sainte-Adresse - Chapelle Notre-Dame des Flots

A l'ouest du grand port du Havre se trouve Sainte-Adresse, située sur les hauteurs dominant la rade. Une chapelle est dédiée aux marins, la chapelle Notre-Dame des Flots.

Les ex-voto déposés sont surtout des tableaux et des maquettes.

Bon nombre de ces tableaux sont des représentations de cotres pilotes, très nombreux au Havre à l'époque de la navigation à la voile. Ainsi peut-on y voir les bateaux pilotes n° 1, 10, 12, 20, 33 et 36. L'un des tableaux datant de 1887 est signé Eugène Grandin. Un autre, réalisé en 1888, est signé du même peintre.

D'autres tableaux représentent des navires de commerce sous voiles ou encore des paquebots :

- un trois-mâts barque dans la tempête, tableau datant de 1956,
- le paquebot "Jamaïque" de la compagnie des Chargeurs Réunis (ce paquebot, affecté à la côte occidentale de l'Afrique, entra en collision à la sortie de la Loire, dans le chenal de Saint-Nazaire avec l'ancien destroyer allemand Dehorter, lequel coula alors qu'il était remorqué dans le port nazairien pour être voué à la démolition) ; les faits se déroulèrent en novembre 1933,
- le navire britannique à propulsion voile et moteur "William Danks",
- un cotre légendé : "Charles Antoinette". Boufleur. capitaine Boissaye ( juin 1848),
- un voilier aux voiles déchirées par la tempête ; le tableau porte l'inscription "A NTM Dame des Flots",
- deux navires, l'un étant une goélette carré à la coque et aux voiles blanches, l'autre une goélette franche à la coque noire et voiles rouges.

Un diorama est aussi une représentation de quatre-mâts britannique accompagné d'un remorqueur .

Parmi les maquettes elles-mêmes figurent :

- des barques, embarcations et navires divers dont une barque colorée exotique,
- un thonier à voiles de Concarneau,
- un deux-mâts à la mature démesurée,
- un sloop de plaisance à la coque bleue et blanche et aux voiles blanches,
- un paquebot à la coque vernie et colorée,
- un chalutier du Guilvinec à la coque verte.

Particularité de la chapelle : la reconstitution sous un autel de la banette d'un marin. Celui-ci est en tenue. Allongé sur sa couchette, le coude gauche appuyé sur un cordage lové, il tient un compas dans la main droite et fait un point sur une carte marine.

Les marins havrais ont ainsi laissé dans cette chapelle un bel héritage, témoin d'une période intense de navigation à la voile, où ils n'ont pas été exempts de fortunes de mer, comme en attestent les stèles et plaques commémoratives, parfois récentes, dont certaines sont à l'attention de marins disparus, notamment à la pêche. Et des remerciements proviennent même de marins étrangers.

 

Fécamp - Chapelle Notre-Dame du Salut ou Notre-Dame des Marins

Photos autres  : Christian Maheut

Construite à un endroit dénommé « Côte de la Vierge », la Chapelle Notre-Dame du Salut, encore appelée « Chapelle des Marins », est érigée sur les falaises au nord de la ville de Fécamp.

La chapelle est très fréquentée et très vénérée des marins et de leur famille qui en font un lieu de pèlerinage, allant même autrefois jusqu’à monter la côte à genoux, tant leur foi envers « Notre-Dame du Salut » est profonde et sincère.

Les tableaux votifs, les vitraux, les maquettes de navires et les stèles de marbre rappellent le lourd tribut payé à la mer par les marins de Fécamp lorsqu’ils armaient pour la pêche sur les bancs de Terre-Neuve ou lors de naufrages plus récents tel celui du « Snekkar Artic » en 1986 qui entraîna la disparition de son équipage ainsi que d’un marin du « Dogger Bank » enlevé par une lame en venant leur porter secours.

Une fresque représente d’ailleurs une scène de naufrage ainsi que la pêche miraculeuse de Jésus et des Apôtres tandis que la statue immaculée de Notre-Dame tient contre son cœur un navire pour le protéger, lui et ses marins de cet océan ingrat.

Un vitrail est consacré à Notre-Dame du Salut.
D'autres vitraux sont, quant à eux,à l'effigie de la pêche, tel celui de la Nativité, au nom de l'armateur Victor Friboulet (sans doute le donateur de cette oeuvre).

Malheureusement certains d'entre eux évoquent de tragiques évènements de mer.
Ainsi une oeuvre pieuse a-t-elle été offerte par Madame Jacques Joubert, née Ginette Le Borgne, en mémoire du naufrage du chalutier "Ginette Le Borgne (F.1061 de la Société Fécampoise de Pêche), construit en 1948 par les chantiers de Bath Iron Works de l'état du Maine aux Etats-Unis. Ce morutier coula en 10 minutes le 24 mai 1951 après avoir été abordé dans le brouillard par un autre chalutier fécampois, le "Jacques"Coeur". Douze des soixante-et-un membres de son équipage périrent lors de cette collision maritime au large de Terre-Neuve.

Le naufrage du "Duc de Normandie" est également évoqué sur ces fresques en verre. Le "Duc de Normandie" - F.1040 -  armement Ledun - a été construit en 1947 par le chantier Belliard & Crighton d'Ostende Belgique. D'une longueur de 42 mètres et d'une largeur de 8,25 mètres, ce chalutier est arrivé à Fécamp en janvier 1948. Il sombrera au large de Zeebruge trois ans plus tard le 21 février 1951. Sur 24 hommes d'équipage seuls le capitaine et son frère seront récupérés par le cargo américain "American Counseller". La catastrophe fera 11 veuves et 33 orphelins.

Parmi les maquettes exposées figure celle du "Minerva", navire de pêche de la Société Havraise de Pêche, la SHP. Ce bâtiment de tonnage important, sa longueur dépassant les 73 mètres, a été lancé au mois de mars 1948 dans l'état du Maine aux Etats-Unis avant d'arriver au Havre le 24 juin de la même année. Il naviguera aussi dans le port de Fécamp qu'il quittera en 1971 à destination de la Grèce où il sera voué à la démolition en 1975.

Ci-dessous la liste non-exhaustive des ex-voto de la Chapelle Notre-Dame du Salut :

Les maquettes et objets divers :
- la barque "Vierge de Lourdes" (F 1089), oeuvre de Cadinot P,
- une coquille Saint-Jacques avec un dessin de voilier,
- le trois-mâts barque "Marcel",
- une petite barque de pêche immatriculée "F 1040",
- la goélette "ND de Lourdes" (F 1877),
- le chalutier "Minerva" (M2479)
- une photographie de chalutier "Duc de Normandie" (armement Ledun) à la sortie du port de Fécamp,
- une photo de navire vue par tribord arrière, le bateau quittant lui aussi le port de Fécamp.

Les tableaux
- une barque goélette où seules les voiles carrées sont envoyées,
- une goélette carré,
- un trois-mâts carré en perdition,
- un bateau de pêche motorisé, tableau signé LEROUX M,
- une procession avec des ex-voto marins auprès l'église Saint-Etienne, l'église des marins,
- un côtre portant l'immatriculation "TR 41" sur la grand-voile,
- le vapeur (F 189 ?) dans une mer formée,
- deux goélettes dans la tempête (la mâture de l'une d'elles a été emportée et les marins ont pris place dans un canot ; deux hommes sont encore à bord du navire en perdition),
- la goélette "Mimi", coque et voiles blanches,
- le côtre pilote "H16",
- un navire portant l'inscription "F11" sur la voile principale (on peut aussi lire Sainte Lucie sur le tableau),
- le terre-neuvier "Raymond" faisant naufrage le 24 avril 1923 (de nombreuses petites embarcations entourent le navire enfournant par l'avant),
- le trois-mâts barque "Marcel" - en bas à droite du tableau, l'on peut lire : Havre - 15-6-22",
- un trois-mâts carré (nom non précisé), don de M. L. Guillaume,
- le trois-mâts barque à coque et voiles blanches "Mésange",
- une barque-goélette en difficulté, sa voilure a été affalée ; le tableau a été offert en reconnaissance à ND du Salut par son capitaine, M. Félix ....... - oeuvre signée : Morel - 1894;
- la goélette "F 1877" portant la signature du peintre Eugène Grandin - Havre 1904,
- la goélette "F 1971" portant la signature de ce même peintre- Havre 1905,
- la goélette "F 1993" également signée Eugène Grandin - Havre 1909,
- la goélette Saint-Michel (..1855),
- les goélettes "F 1854" et "F 1991",
- le terre-neuvier "Christophe Colomb" coulé après abordage avec un navire de ligne sur les bancs de Terre-Neuve (tableau offert par son capitaine, Christophe Rubatto),
- un trois-mâts barque à coque noire - le tableau porte l'inscription "Reconnaissance à Marie",
- un navire pris par son travers babord devant l'entrée du port de Dieppe (Hommage à Marie 24 septembre 1888),
- le trois-mâts barque "L'Industrie" en mauvaise position en mer Méditerranée. Le tableau est libellé : "Situation du navire L'Industrie, capitaine Savalle, Armt M.a Leborgne, Etant par 5° 48' Este et 41° 6' nord, à une petite distance des iles de Sardaigne et le vent jettant en côte. le 30 janvier 1845." ,
- le bateau "Lamélie" - tableau titré : " Position du bateau Lamélie Nuit du 8 au 9 avril 1875 à 11 heures du soir".,
- un trois-mâts barque enfournant dans la tempête, ses voiles volant au vent,
- un navire de type lougre, voiles ferlées, portant l'immatriculation "F 724". Le tableau porte l'inscription "Latour du pin le 18 juillet 1869",
- un trois-mâts couché par les vagues, prêt à sombrer, la mer jonchée de débris (le nom du navire serait le "Martin..........").

Il convient d'ajouter aux oeuvres citées ci-dessus les stèles et plaques commémoratives relatant les différents naufrages. Outre le "Snekkar Artic", ces plaques rappellent les disparitions de marins comme à bord du chalutier Coridys en 1988. Une plaque de la Société d'Armement à la Grande Pêche salue la mémoire des victimes et englobe la période 1913-1977.

 

 

 

 

 

Saint-Valéry-en-Caux - Chapelle Notre-Dame de Bon Port

La chapelle Notre-Dame de Bon Port, que l'on doit à l'architecte Raymond Jules Lopez, est récente puisque construite en 1963. Elle est la chapelle des marins et est située à proximité du port.

De conception moderne, son entrée présente un navire stylisé en ardoise. Son intérieur est tout en bois et la partie nord est constituée d'un immense vitrail représentant la Vierge dans un décor marin.

Cinq maquettes trônent au-dessus de l'autel : des navires sous voiles, marchands, de pêche ou voiliers de plaisance.

Les deux navires de plaisance sont :

- un sloop à la coque blanche et vernie,
- un voilier deux mâts gréé pour la course, à la coque vernie et bleue.

Les navires sous voiles sont constitués :

- d'une caïque, embarcation traditionnelle des côtes normandes,
- d'une goélette franche, à la coque noire et jaune-ocre, le "Saint-George".
- d'un autre navire deux-mâts, une goélette carrée à la coque noire, blanche et verte, ofrant une figure de proue.

A l'entrée de l'église, de plaques de marbre commémorent la mémoire des marins disparus.

 

 

 

 

Dieppe (Neuville-lès-Dieppe) - Chapelle Notre-Dame de Bon Secours

Photos non personnelles: http://clubmandarine.net - http://dieppe76.pagesperso-orange.fr/meknes.html -
Sar@h
: http://ladamedenage.blogspot.com - http://ladamedenage.blogs.letelegramme.com - http://sarah-perso.hautetfort.com

Dominant la ville et sise sur des falaises surplombant la mer, Notre-Dame de Bon Secours veille sur les voyageurs et les marins qu’elle continue à protéger, Dieppe étant désormais un port de commerce et de pêche, tourné également vers la plaisance et le trafic de passagers avec l'Angleterre.

Après avoir été un lieu de pèlerinage depuis sa bénédiction en 1876, la chapelle ND de Bon Secours est devenue la chapelle paroissiale de Neuville-lès-Dieppe en 1933. Et, depuis les années 1980, Neuville-lès-Dieppe est rattachée à la ville de Dieppe.

Cette chapelle, tout en étant un lieu de culte où est vénérée Notre-Dame de Boulogne, est aussi un lieu de recueillement envers les marins disparus en mer ou ayant échappé à des naufrages, comme en attestent les stèles, les ex-voto et le vitrail évoquant une tempête.

Les maquettes offertes sont à la fois des navires de commerce, de pêche ou de guerre. On retrouve ainsi un brig goélette, un trois-mâts goélette, un chalutier à vapeur avec tape-cul, un thonier de Concarneau et un cuirassé à éperon.

Le détail de ces offrandes figure ci-dessous :

- le chalutier "Gai Floréal", don de Monsieur Maurice Tharoude. Ce bateau de pêche arbore une coque grise,
- le brick ou goélette franche aux couleurs bleu, blanc et noir, portant l'inscription "Mennesson Angot Nelly",
- le thonier-dundee concarnois "Marie-Jeanne", à la coque bleue, blanche et noire et aux voiles de couleur rouge, blanche et marron, du début des années 1900 (1908),
- le trois-mâts barque goélette "Notre-Dame de Bonne Nouvelle", coque bleue et blanche - voiles blanches, don de Monsieur Castel Noël ; l'on appréciera la finition de ce navire,
- le trois-mâts goélette "Saint-François d'Assise", donné par par Monsieur Léon Soudry - aux couleurs identiques au précédent,
- le chalutier immatriculé "DI 1957" (sans doute son année de réalisation), à la coque noire, verte, rouge et blanche et aux superstructures vertes ; ce chalutier motorisé est doté de voiles (trinquette d'avant et voile de tape-cul) pour la navigation,
- le cuirassé à éperon (dreadnought) "Mirabeau", offert par la famille Friboulet Pierre ; ce navire militaire est présenté sous forme de diorama. On remarquera la coque spécifique de ce navire de guerre sous grand pavois, doté de canons à barbettes. Ce cuirassé, construit à partir de 1908, participa à la Bataille des Dardanelles, au bombardement d'Athènes en 1916. Il s'échoua en Crimée en 1919 ; remis en état, il servit jusqu'en 1921 avant d'être utilisé comme bateau-cible et voué à la démolition en 1928,
- un côtre pilote immatriculé "DI-1" sous voiles, présenté sous diaporama,
- un trois-mâts carré à la coque vernie, également sous diaporama,
- un tableau du panorama de Notre-Dame de Bon Secours,
- un tableau montrant un petit bateau en difficulté au pied des falaises de la chapelle.

De nombreuses stèles et plaques commémorent la mémoire des navires et de leurs équipages et marins disparus tant au cours des guerres, à l'image du transport "Maine" et du cargo "Rennes", que lors des campagnes de pêche et marées à bord des chalutiers, alors qu'une photographie est à l'effigie du chalutier "Abraham Duquesne" (DI 1534), disparu corps et biens après avoir sauté sur une mine dans les "Mers à Diables" le 25 janvier 1955. Il n'est donc pas inutile de rappeler que Dieppe a payé un lourd tribu à la mer, au vu de ces commémorations et malgré la ferveur religieuse et le recueillement des marins, notamment avant l'embarquement pour Terre-Neuve, comme le souligne une photographie ancienne où un pêcheur est agenouillé - sa famille se tenant debout à ses côtés - au pied du calvaire jouxtant la chapelle.

Une ferveur religieuse associée à un devoir de mémoire qui perdurent puisque, le 24 juillet 2011, une plaque commémorative à la mémoire des 420 disparus du Meknès a été dévoilée dans la chapelle Notre Dame de Bon Secours et une toile ex-voto, oeuvre du peintre François Guého, offerte. Le "Meknes" était ce navire transport de troupes torpillé par un sous-marin allemand le 2 juillet 1940 au large de Dieppe.

 

 

 

Heurteauville - Chapelle du Bout du Vent

Photos non personnelles  : Marc Ribes

Source : http://jumieges.free.fr/bouduvent.htm

Dénommée ainsi car c’est à ce niveau que les vents cessaient d’être utiles aux voiliers remontant la Seine, la Chapelle du Bout-du-Vent située sur la commune d’Heurteauville et dont l’histoire est méticuleusement racontée sur le site http://jumieges.free.fr/boudumonde.htm, possède un trois mâts carré barque avec brigantine.

Cet ex-voto se nomme le « Saint-François » et date approximativement du milieu du 19 ème siècle. Ses couleurs sont vertes pour la partie immergée de la coque, blanches, bleues et rouges pour les parties supérieures. Les hublots sont matérialisés par la couleur rouge et l'on pourra remarquer sur le pont tous les apparaux de navigation de couleur rouge ainsi que les canots aux couleurs tricolores.

A noter la voûte caractéristique de la chapelle : elle représente en effet l’ossature d’un bateau avec ses couples, ses membrures et sa quille.

 

 

 

Voir aussi les chapelles de Honfleur et de Saint-Valéry sur Somme

 

 

Les ex-Voto marins dans les églises paroissiales

 

 

Etretat - Eglise Notre-Dame

Connue pour ses célèbres falaises, ses aiguilles et ses plages de galets, Etretat était autrefois un simple village de pêcheurs.

Son église Notre-Dame nous offre quelques curiosités. Aussi peut-on y voir :

- un tableau montrant le Christ apaisant la tempête,

- un vitrail à l'effigie de Saint-Nicolas, patron des mariniers,

- une statue de Saint-Pierre avec une ancre de marine,

- un tableau offert par l'Empereur Napoléon III aux armateurs et marins d'Etretat ; cette peinture représente un bateau dans la tempête,

- un second tableau où un navire est en perdition dans la tempête, une petite embarcation se tenant à proximité.

 

 

 

Yport - Eglise Paroissiale Saint-Martin

Photos autres : Arlette Piraud - http://dunesatlantide.over-blog.com

Si la commune d'Yport est particulièrement connue pour son casino, sa plage de galets, ses falaises et ses petites embarcations de pêche, elle mérite également d'être reconnue pour son église. L'église d'Yport, dont la construction est relativement récente, est destinée aux marins. En effet de nombreux ex-voto honorent ces derniers.

Parmi les ex-voto présentés, l'on retrouve des modèles anciens, un navire du 19ème siècle à propulsion mixte, un canot de sauvetage à voiles sur son chariot, un trois-mâts carré avec brigantine sous grand pavois et aussi des navires de pêche depuis la fin du 19ème siècle jusqu'à nos jours. D'autres navires et dioramas complètent l'ensemble, à l'image du Sénateur Duhamel ou du navire-hôpital.

La goélette trois-mâts carré exposée, à la coque noire et rouge, est à propulsion mixte. Elle a pour nom "Etoile de la Mer".

Un trois-mâts goélette sous voiles, le "Joseph Olingue" est présenté sous forme de diorama. Sa voilure est marron et sa coque noire. des initiales ainsi que son port d'attache "Fécamp" apparaissent sur la proue. Le pavillon de l'armateur est hissé dans la mâture.

Un chalutier motorisé pêchant par son tribord et immatriculé à Fécamp est dédié à JC. Legros, marin auquel un émouvant poème est consacré. Le navire est réalisé sur lattes et affiche des couleurs de coque bleu, blanc et rouge.

Une caïque sous grand pavois, bateau traditionnel d'Yport et d'Etretat, est également représentée parmi les maquettes. Immatriculée à Fécamp (F 814), elle est motorisée, construite sur lattes et porte le nom de ND de Lourdes. Elle a été réalisée par Pascal Henri Lethuillier en 1957.

Navire rarement rencontré parmi les maquettes d'église : un navire- hôpital. Celui-ci, aux couleurs blanches et rouges, est frappé d'une croix rouge. Il s'agit d'un navire sous voiles à propulsion mixte.

Un navire de pêche motorisé porte quant à lui le nom de "Sénateur Duhamel". Lui aussi est de couleurs blanches et rouges. Il est également immatriculé à Fécamp sous le numéro "110 F". Transformé en patrouilleur auxiliaire pendant la seconde guerre mondiale, il fut éperonné et coulé au large de la Caroline du Nord dans les environs du cap Lookout le 6 mai 1942.

Une caravelle, bâtiment à bord duquel naviguait Christophe Colomb quand il découvrit l'Amérique, figure aussi au nombre des ex-voto. Ses voiles portent des croix rouges.

Enfin parmi les navires, un canot de sauvetage sous grand pavois, naviguant à la voile. Le modèle est positionné sur son chariot à roues et est prénommé "Jean Charcot".

Plusieurs dioramas sont à rajouter à ces maquettes :
- le quatre-mâts barque "Henri" et le côtre pilote "Emélie",
- le quatre-mâts mixte "Champagne". Cet ex-voto est le don d'une famille,
- un brick carré, une barque goélette et un côtre pilote,
- un quatre-mâts barque accompagné de petits navires, dont un côtre pilote et un remorqueur motorisé.

Aussi peut-on dire que le patrimoine marin de l'église d'Yport est à la fois très riche et très diversifié de par ses maquettes et diaporamas et qu'on ne saurait le passer sous silence, tant il perpétue la mémoire et le passé des donateurs et des marins de la localité.

 

 

Fécamp – Eglise Saint-Etienne

 

Eglise paroissiale des marins ; peu de témoignages de la mer lesquels ont été regroupés dans la chapelle Notre Dame du Salut – voir plus haut - :

-         Les vitraux ont quelques motifs maritimes : Jésus apaisant la tempête ; Jésus qui d’une barque enseigne la foule.

-         Un graffiti de navire sur l’un des piliers à l’extérieur du portail sud

 

Senneville-sur-Fécamp - Eglise Sainte-Anne

Senneville-sur-Fécamp est une agréable localité à quelques kilomètres de Fécamp. Du Val de Mer, le visiteur découvre le spectacle grandiose des falaises atteignant plus de cent mètres de hauteur.

Son église datant du 12ème siècle est dédiée à Sainte-Anne. Et c'est dans cette église que venaient se recueillir les épouses de marins embarqués sur les navires terre-neuvas. Bon nombre d'habitants étaient en effet marins à la pêche.

Deux navires terre-neuvas sont suspendus à la voûte de cette église, ainsi qu'une barque de pêche, un doris, de taille relativement importante.

Les navires de pêche sont :

- pour l'un deux, un deux-mâts carré avec brigantine. Sa coque est taillée dans la masse et de couleur essentiellement noire et ocre. Des initiales apparaissent à la proue et l'étrave est ornée d'une figure.

- pour le second un trois-mâts carré à la poupe arrondie, également avec brigantine. Il est lui aussi taillé dans la masse et de couleurs principales noire au-dessus de la ligne de flottaison et rouge-vernis pour les oeuvres vives.

- une annexe de bateau de pêche, de type barque / doris, de couleur bleue. Cette dernière porte l'inscription "Fécamp" et navigue à la rame.

Ces maquettes commémorent bien la période faste de la pêche sur les bancs de Terre-Neuve englobant les années 1870 à 1940.

 

Saint-Pierre en Port

L'église, dédicacée à saint Pierre, patron des marins pécheurs, est élevée en 1850.

En 1844 un orage provoque la formation d'un énorme torrent de boue qui ravage toute la valleuse jusqu'à la mer.

La population de pécheurs se réfugie au hameau de Boulleville au sommet de la falaise et y reconstruit son église à la place de la chapelle Saint-Gervais.

Construction en brique, silex,pierre. porche d'entrée du 13e siècle provenant de l'ancienne église. Photo et image de 76 saint-Pierre-en-Port, Eglise, Maquettes de bateaux  # 0828957

 

                                                         

 

 

 

Saint-Martin-aux-Buneaux

Eglise Saint-Martin

Photos : Christian Maheut

La petite commune de Saint-Martin-aux-Buneaux est connue pour fêter la "Saint-Pierre des Marins". Cette manifestation religieuse se célébrait auparavant en février, avant le départ des marins de la région pour les bancs de Terre-Neuve. Désormais l'on célèbre cette fête au mois d'août et l'église Saint-Martin se pare à cette occasion de filets et objets de pêche, de fanions, oriflammes et pavois. Les ex-voto sont pour leur part promenés en procession.

Les maquettes de bateaux représentent pour l'essentiel des navires de pêche.

On peut ainsi y reconnaître :
- un trois-mâts barque aux couleurs rouge-noir-blanc,
- un chalutier hauturier à la coque verte, navire du milieu du 20ème siècle, portant le nom de "Terre-Neuve",
- un chalutier moderne pêche-arrière de taille importante aux couleurs prédominantes blanc, gris et rouge.

 

 

 

 

 

Varengeville-sur-Mer - Eglise Saint-Valéry

C'est dans le cimetière marin de l'église Saint-Valéry que repose Georges Braque, à l'initiative de certains vitraux ornant cette église.

A défaut d'ex-voto, outre les réalisations de cet artiste, l'église nous permet d'admirer :

- une statue de la Vierge à bord d'une embarcation,

- des piliers décorés de motifs marins.

 

 

 

Le Tréport - Eglise Saint-Jacques

Photos autres : Jean-Claude-Lescure -
Sar@h : http://sarah-perso.hautetfort.com - http://ladamedenage.blogspot.com - http://ladamedenage.blogs.letelegramme.com

Le Tréport, dernière commune de la Seine-Maritime avant de pénétrer dans le département de la Somme, allie à la fois le charme d'une cité balnéaire à celui d'un petit port de pêche typique de Normandie.

A l'intérieur de l'église se trouve une toile, un tableau représentant le Christ et les Apôtres dans la tempête.

L'on y retrouve aussi un vitrail datant de 1858, montrant quant à lui une nef du Moyen-Age dans la tempête, don des marins du Tréport.

Enfin l'on remarquera le Christ en croix, dans un décor à base de filets de pêche.

 

 

 

Cuverville-sur-Yères - Eglise Notre-Dame

Si vous passez par Cuverville-sur-Yères, petite commune située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Dieppe, n'hésitez pas à vous y arrêter. Vous y serez les bienvenus et pourrez peut-être assister à un café-concert dans le café de la localité, où l'on défend les valeurs de la chanson française.

La maquette exposée à l'intérieur de l'église est un trois-mâts carré orné d'une figure de proue, un buste d'homme. On pourrait

Ce trois-mâts représente un vaisseau de guerre de la fin du 18ème - début du 19ème siècle, un de ces vaisseaux puissamment armé qui participa aux guerres napoléoniennes. Il est en effet doté de canons étagés sur trois ponts et a pour nom "Arcole". L'on donnait alors le nom de victoires ou de conquêtes coloniales aux navires de la flotte.

Le navire offre des oeuvres vives rouges, noires et blanches pour les oeuvres mortes.

On pourrait légitimement penser que c'est un enfant du pays ayant embarqué à bord de ce navire de la Royale qui l'aurait offerte en souvenir de son passage à bord. En réalité, il s'agit d'un don de la ville du Tréport.

 

 

 

La Bouille - Eglise Sainte-Madeleine

La Bouille est une petite localité située sur la rive ouest de la Seine, au détour d'un méandre du fleuve. C'est dans cette commune que naquit l'écrivain Hector Malot, auteur du roman connu de tous "En famille".

Deux ex-voto ont été offerts à l'église. Ces dons sont des tableaux représentant tous deux des bateaux dans la tempête.

Le premier tableau représente un trois-mâts, les voiles en lambeaux. Il porte l'inscription : " Octobre 1909 - St-Hubert - Remerciements - Offert par Capitaine E. LEDUN". Il s'agit vraisemblabement du navire "Saint-Hubert".

Le deuxième tableau nous montre quant à lui un navire à vapeur. On peut y lire : "Magenta. Capitaine E. Ledun. Nuit du 22 août 1924. Remerciements". L'oeuvre est signée E. Ledun. La scène représente un navire désemparé, avec un phare sur la droite et des écueils au premier plan, la Vierge apparaissant en haut du tableau, sur sa partie droite.

Ainsi les deux toiles ont é offertes par le même capitaine qui a donc connu ces deux fortunes de mer auxquelles ses navires ont résisté.

 

 

Villequier - Eglise Saint-Martin

C'est auprès de cette église que reposent désormais Léopoldine, la fille de Victor Hugo, ainsi que son époux et des membres de sa belle-famille, décédés tragiquement après que leur canot eût chaviré sur la Seine entre cette localité et Caudebec-en-Caux en septembre 1843.

L'église Saint-Martin de Villequier, commune située sur les berges de la Seine, possède un vitrail relatant une bataille navale.

Le vitrail permet d'admirer les marins en habits d'époque.

 

 

La Mailleraye-sur-Seine - Eglise Saint-Mathurin

Sources autres  : http://www.mailleraye.fr

Photos autres des vitraux : Gilbert Renou

Connue pour son château-fort médiéval transformé en important château sous Henri II, la commune de La Mailleraye-sur-Seine, également renommée pour son prieuré du Torp et son Relais de Poste, est située en amont de Tancarville.

Son église du 16 ème siècle, l’église Saint-Mathurin, à l’intérieur de laquelle se trouve un magnifique brick carré datant des années 1830 et armé de 8 canons de sabord, atteste de sa proximité en bordure de la Seine et de ses méandres.

Cette maquette a pour nom : la "Virginie" et son donateur n’est pas connu. Construite sur lattes, elle est de couleur noire, blanche et rouge foncé. L'on remarquera les détails, telles les ancres frappées sur l'avant du navire.

On peut aussi admirer dans cette même église le vitrail, offert lui-aussi comme ex-voto par le capitaine au long cours Adrien Vollet. Ce vitrail a été posé le 6 décembre 1879 et est très certainement lié à une fortune de mer ayant connu un heureux dénouement. Il représente en effet des marins en détresse implorant la Vierge Marie.

 

 

 

 

 

Jumièges - Eglise Saint-Valentin

 

Des 11 ème et 16ème siècles :  Chœur Renaissance à chapelles rayonnantes, nef romane, vitraux du 16ème, nombreuses statues des 14 au 17ème, fonds baptismaux du 14ème, lutrin du 17ème, confessionnal Louis XIII, tableaux 19ème, nombreux objets mobiliers.

Dans la chapelle axiale deux ex-voto

 

 

 

Sources : http://www.ex-voto-marins.net